Trouver le bonheur d'une vraie détente par la pratique d'une activité artistique : musique, peinture, aujourd'hui poésie, c'est possible, grâce à l'Union qui, sous l'impulsion de Pierre Lorit, a ouvert en 2009, l'activité  "Rencontre en poésie et chansons".

 

Responsable

Animateur

Horaires

Lieu

Cotisation annuelle
2017/2018

Albine PINSEEL
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Pierre LORIT
01 30 41 93 43
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Adultes : rencontres mensuelles,
un vendredi par mois à 20h30

Bibiothèque de Rochefort

10 €

 

Rencontre en poésie et chansons

 

Compte rendu du 6 octobre 2017

 

En cette première rencontre de  la rentrée 2017, l’humeur de Pierre était à la liberté de thème et de ton. Nous avions carte blanche: l’heure était grave, mais pas que…

            Plusieurs d’entre nous  s’interrogèrent « tout simplement » sur la poésie. Ainsi Danielle nous transmit-elle ce beau texte de Tahar ben Jelloun, qui en dit très long et me semble résumer parfaitement l’esprit de nos activités poétiques du vendredi soir :

            « Le poème est dans le lien, l’aéroport est un lieu où la poésie ne trouve pas son champ.

Si elle n’est pas lue , la poésie  se fane.

Le poète est un migrant, Il investit les langues et traduit les silences.

La poésie et les mathématiques sont proches,

Le poète est un passeur d’épices essentiel à la culture,

 il livre le mystère du lien, le secret des silences ».

Marie-Claude

 

 

 

 

Compte rendu rencontre du vendredi 5 mai 2017

La raison et la folie

 

 

       La politique s’invite l’air de rien

 

        En cette avant-veille d’élections qui nous mettaient sous tension, la raison et la folie étaient présents dans notre inconscient collectif d’amoureux de la poésie, et si personne ne voulut évoquer ouvertement la politique, nous l’avons senti poindre en filigrane de bien des textes.

        Véronique notamment prétendait par la voix du grand et tortueux Henri Michaux nous apporter quelque clarté sur la situation politique. Pour ceux qui connaissent un peu cet auteur, le résultat ne s’est pas longtemps fait attendre. Car pour la clarté, on repassera, dans un texte inénarrable qui ne laissa pas de me rappeler le jeu incessant entre folie et raison qu’ont largement développé nos joyeux et absurdes anglais, les Monthy Python, notamment dans leur film « La vie de Brian ».

        Michaud quant à lui a déliré avec l’opiniâtreté des déments sur « les Ouménés de Bonada », qui ont pour désagréables voisins les Nippos de Pommédé. Les Nibbonis de Bonnaris s'entendent soit avec les Nippos de Pommédé, soit avec les Rijabons de Carabule pour amorcer une menace contre les Ouménés de Bonnada après naturellement s'être alliés avec les Bitules de Rotrarque ou après avoir momentanément, par engagements secrets, neutralisé les Rijobettes de Billiguettes qui sont situés sur le flanc des Kolvites de Beulet qui couvrent le pays des Ouménés de Bonnada et la partie nord-ouest du turitaire des Nippos de Pommédé au-delà des Prochus d’Osteboule.

 

        Voila pour la superbe ironie et la clarté, et bravo à Véronique d’avoir osé se lancer dans la gageure de dire ce texte complexe avec beaucoup de conviction, dieu sait que la tâche était rude.

        Yvonne a laissé poindre elle aussi son inconscient avec un texte plus raisonné et raisonnable de Jean-Pierre Clarisse de Florian et ses « deux énormes lions de la soif tourmentés qui pouvaient boire ensemble, mais l’orgueil disait le contraire et seul l’orgueil fut écouté » (toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé….). Merci à elle de cette brève convaincante et efficace.

 

        Au rayon Realpolitik, petite vignette amusante: Sabine qui a l’air d’une personne plutôt raisonnable passe, figurez-vous, l’air de rien ses soirées sur Meetic, soi-disant pour des raisons poétiques. Enfin, ça ne nous gêne pas, ça nous a même bien fait rire. En tous cas, on sent qu’elle cherche l’inspiration dans des lieux insoupçonnés puisqu’elle nous servit aussi une fort jolie poésie du terroir concoctée par une voisine bonnelloise, Gin Adan’s qui nous livre une jolie Folie printanière carrément barrée, puisqu’on y trouve des « gueules de loup qui se fendent la guerre, une vigne vierge qui fait voir ses seins et un amour rebelle qui, mis en cage, s’est évadé avec un tournesol qu’a mal tourné sur des prairies couvertes d’acné ».

 

        Et enfin, Michel nous parlait aussi de cette « mégère, pyramide fissurée de son empire, qui falsifiait à son avantage les statistiques; d’une accablante rombière, cougar hideuse qui vomit ses élucubrations dans un monologue et que même la grande faucheuse procrastine à approcher ». Beaucoup d’entre nous ont suggéré quelques ressemblances avec… la version féminine de Voldemort, celle que l’on ne doit pas nommer, de peur qu’elle s’invite.

 

        La raison

 

        Dans l’ensemble nous avons été plus inspirés par la folie que par la raison (signe des temps?). Michel encore (pas Michel Thibaud, mais l’autre ) était l’un de ceux qui choisirent d’ explorer la raison plutôt que la folie, par le truchement d’un texte dont le nom de l’auteur m’a échappé. Dans « L’Âge de raison », ce dernier déplorait que son « cerveau ait été mis à mal et qu’il ait quitté progressivement l’innocence, tout cela comme une évidence » et pense qu’ « il y a sûrement plusieurs choix ». En tout cas, jusqu’à la mort, « il refuse d’être raisonné »

 

        Danielle avait aussi choisi la raison et nous livra, à la manière calme et posée qui la caractérise, quelques magnifiques lignes de Prévert, puis d’Éluard, dont je vous transmets quelques extraits sobres et magnifiques, glosant sur le quelqu’un et le personne, en un mot sur l’identité: « Avec sa raison, sans nul doute il n'y avait personne, mais soudain il eut peur, et il comprit qu'Il était seul, mais qu'il n'était pas tout seul, et c'est alors qu'il vit, Rien en personne devant lui » 

 

         Puis chez Éluard, la raison par la loi et la logique, l’analogie entre raison et réalité et entre rêve et folie, le glissement imperceptible qui peut s’opérer de l’un à l’autre: d’abord la loi, douce et raisonnable qui permet d’inventer, puis plus dure à cause des guerres et des misères, et enfin la loi chaude de l’espérance qui change l’eau en lumière, le rêve en réalité, les ennemis en frère, une « loi vieille et nouvelle, Qui va se perfectionnant, du fond du coeur de l’enfant, Jusqu’à la raison suprême ».

 

Les folies

 

        De même qu’il existe plusieurs types de raison, la folie s’est déclinée elle aussi en plusieurs catégories puisqu’on nous a parlé de la folie des romantiques, de folie maniaque, de folie d’amour et aussi de la folie douce des excentriques.

        Là aussi, de magnifiques images; Catherine inaugura la séance en nous parlant du spleen baudelairien et son célèbre « ciel bas et lourd, qui pèse comme un couvercle, sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis », suivie de près par Jacqueline et Maurice Rolinat, dont: « La tarentule du chaos guette la raison qu’elle amorce » et dont « L’Esprit marche avec une entorse et roule avec d’affreux cahots ». Au rayon poètes maudits, Michelle nous présenta pour sa part la belle Aurélia de Gérard de Nerval, qui sombre dans la folie d’une longue maladie et à qui « l’imagination apporte des délices infinis ». Mais si pour Nerval Le rêve est une seconde vie, notons tout de même que le malheureux n’a « pu percer sans frémir ces portes d’ivoire ou de corne qui nous séparent du monde invisible ».

        Et encore dans ces contrées sombres, les Terres inconnues

de Sibylle Rembard lu par Catherine où « le cerveau déploie ses facultés, tatouages étranges, âme daltonienne, ironie du présent, fable inquiétante »

        Au rayon folie comme vice, nous avions aussi la folie maniaque d’ Harpagon, le célébrissime personnage de Molière (à qui je voulais rendre hommage), rendu fou par son argent et sa cassette prétendument volée. Et encore la folie grecque,tragique et meurtrière à l’oeuvre dans Andromaque devenue butin de guerre, me précisa ultérieurement Michel T.. Rendue folle de jalousie, Hermione se suicide et se soustrait à sa promesse d’épouser Oreste, à qui elle venait de commanditer le meurtre de Pyrrhus, le jour de son mariage avec Andromaque. On l’imagine bien, Oreste en est devenu fou et livre ces quelques lignes terribles en fin de pièce:

 

 

          « Hé bien, filles d'enfer, vos mains sont-elles prêtes?

          A qui destinez-vous l'appareil qui vous suit?

          Venez-vous m'enlever dans l'éternelle nuit?

          Venez, à vos fureurs Oreste s'abandonne

          Mais non, retirez-vous, laissez faire Hermione,

          L'ingrate mieux que vous saura me déchirer

          Et je lui porte enfin, mon coeur à dévorer... 

 

         Nous avons bien ici l’amour tragique, cannibale et dévorant, sur fond de politique.

       Et enfin, au rayon amour fou et bien réel, un joli échange de répliques par Pierre et Zoé, avant que cette dernière ne nous livre la folie de l’héroïne Shakespearienne Ophélie, revisitée par Rimbaud et son « grand lys blanc.

 

         La folie douce

 

        Le rayon folie douce semble être l’apanage de la chanson, encore que… puisque les conteurs sont arrivés et ont inventé les histoires, nous dit Jean-Claude Carrière, grand bonhomme devant l’éternel, et dont la voix nous a été transmise avec toute la retenue ironique de Véronique. Cette savoureuse histoire de vache blanche et de vache noire qu’on entendait tondre pendant que leurs propriétaires échangeaient des propos absurdes laissait à penser que les vaches étaient plus raisonnables que les hommes, un thème souvent visité par les poètes, La Fontaine pour ne pas le nommer.

 

        Les fous chantants

 

        Pour en revenir à nos sympathiques bardes, nous avons cette fois-ci encore été gratifiés d’une savoureuse cuvée, mêlant encore l’ancien, le moderne et le nostalgique, mais sans que ces derniers jamais ne se querellent.

 

        Dans la série « Madeleines de Proust », Bernadette et sa Tata Yoyo, Line Renaud et son petit grain de fantaisie, Guy Béart et son espérance folle qui carambole et l’éminemment célèbre fou chantant, un Trenet un peu désuet, mais dont les mots ambigus et magnifiques me taraudent: qui était en effet cette « elle » qui tenait les rênes de son destin, dont il espère le retour et qui lui fait oublier les mots forgés dans la rancoeur des jours ? Sur fond de chagrin d’amour un peu sombre, on reconnait finalement l’optimisme et la légèreté de cette époque lorsque Trenet semble faire irruption comme par enchantement au milieu du texte, au détour d’un discret « Et pour moi tout est changé, Pour un petit bonjour »

 

        La folie d’amour d’Adamo ( La Nuit), celle de Ricet Bariet, élevé par sa grand-mère végétarienne aux carottes à l’eau, et qui déplore que ce soit « fatigant d’être beau », l’hommage de Dick Annegarn au père Ubu, ce drôle de personnage affublé d’un « petit zizi, d’un gros cul… et d’une femme forcément infâme …et puis dodue ». Merdre alors !

 

        Au rayon doux-dingues, notre Dutronc national et ses poupées rétro, Sabine et Albert et leurs terribles bombes atomiques, revisitées par l’humour grinçant du grand Boris Vian, Pierre C. et le fou Loco de Julien Clerc et Étienne Roda-Gil. Loco « qui veut dire fou dans ce monde où tous les hommes se croient debout »… et enfin, Christian et ses rattrapages d’absence un peu compliqués parfois et légèrement hors-thème, quoique…

 

        Et ce magnifique texte d’un très talentueux Renan Luce qui met en scène un type en cavale, qui « sans le secours de médicaments va se reprendre pour Napoléon ».

 

        Conclusion: ( Ouf !)

 

        Enfin, au bout du compte, disait Pierre en citant Jean Yanne, «  il faut savoir raison garder et si possible employer le mot juste. D’après ce beau raisonneur,l ’alouette ne chante pas, elle tirelire ou frisotte, le milan huit, le geai cajotte, la huppe pupille, la perdrix cacabe, et seul le rouge-gorge chante ».

 

        Albine quant à elle pense sûrement comme Aragon et Éluard, que la « terre est bleue comme une orange », que « Dieu est le plus grand, évidemment, évidemment », et que nous finirons tous « au feu, dans l’âtre de Satan .»

 

        Et ce bourreau de Marcel Rioutord, qui se lamente par la voix de Zoé que « Tous les métiers ont leur utilité » et que pour sa part, il préférerait « ne rien faire ».

 

        Et pour conclure, citons Hervé et Myriam David pour qui nous sommes« … dans un monde de plus en plus étrange », qui « alimente le

le sein empoisonné qui les nourrit », où des « bestioles minuscules vous tuent pour rien et où « les vrais camisoles sont invisibles. » Tout un programme !!!

 

        Renan Luce n’est guère plus optimiste, bien que drolatique puisque selon lui

 

                Les gens sont fous

                Éloignez les jerricans

                Les gens sont fous

                Z'ont l'entonnoir sur le crâne

                Les gens sont fous

                M'étonnerait pas si ça crame

                Eloignez les jerricans

                Les gens sont fous

                Z'ont l'entonnoir sur le crâne

                Les gens sont fous

                M'étonnerait pas si ça crame

 

 

        Mais, contrairement à moi qui ai énervé Albert toute la soirée avec le cliquetis de mon ordinateur et qui me suis retrouvée avec un compte-rendu fleuve (vous êtes sûrement déjà tous endormis), vous allez savoir raison garder, et l’esprit de synthèse conserver.

 

 

        Infos pratiques: la prochaine rencontre aura lieu le 9 juin à la bibliothèque et sera sur le thème: « L’Autre, l’étranger » et chacun apportera quelque chose à manger ou/et à boire.

 

        Vraisemblablement en voyage grand-parental, je regretterai bien de ne pas être des vôtres ce soir-là, car ce thème sera sûrement très riche et porteur de beaux textes.

 

        Bien amicalement à toutes et tous.

 

 

Marie-Claude

 

Rencontre en poésie et chansons

Compte rendu rencontre du vendredi 7 avril 2017

Les qualité et les défauts

 

"Bonjour à tous les présents et à aussi  à tous nos amis absents, même si ces derniers sont réputés avoir toujours tort.

 
Le thème des qualités et défauts nous  occupait en ce vendredi 7  et, vacances scolaires aidant, il s'en fallut de peu pour que nous fussions treize non pas à table mais à la bibliothèque ! 
 
Heureusement, Albine arriva avec son caraco trop étroit et  un nez rouge pour célébrer Fernand Raynaud et son fameux sketch "Y' a comme un défaut.". Celui-ci nous fut passé en version originale de l'auteur et  mimé par Albine elle-même, dont le corps prétendument mal foutu se trouva injustement malmené par un tailleur incompétent et de mauvaise foi, qui ont contribué à mettre la soirée sous le signe de la bonne humeur.
 
Ceci étant dit, la bonne humeur et l'optimisme étaient bien sûr au rendez-vous. Nous sommes tous partis dans des veines très différentes et souvent drôles, même si les textes sur l'ennui, la paresse,  le mensonge et la bêtise  ont inspiré plusieurs d'entre nous. 
 
Puisque nous parlions plus haut de nez, citons celui de Pierre L. qui a incarné comme il se doit le légendaire Cyrano après nous avoir régalé, avec l'aide de Pierre C. , de la célèbre réplique des "Caprices de Marianne". Deux moments d'anthologie bien sûr, tant par le talent des auteurs que par celui des interprètes !
 
Discret et émouvant hommage de nos  bardes locaux Hubert et Pierre, qui chantèrent  qui le papa bricoleur d'Hubert sur l'air connu de Patachou (boîte à outils, boîte à outils), qui l'ivrogne invétéré mais néanmoins logique de Gaston Coutet ou encore le snobisme de Boris Vian (j'suis snob..), la superbe connerie commentée par Brassens (Quand on est con, ...), la Don Quichoterie de Brel ou le décervelage d'Alfred Jarry.
 
Dans une veine plus grave ou même grinçante, découverte des Portraits et chansons sans retouches  d' Esther Granek, tous les vices et le mauvais sang païen des ancêtres gaulois de Rimbaud parti pour une saison en enfer, ceux de Baudelaire qui prétendait que nos péchés sont têtus et nos repentirs lâches (tout un programme !). Heureusement Prévert trouvait  aux cancres du charme et même un esprit de rébellion salutaire.
 
Redécouverte de vieux et savoureux souvenirs scolaires par le truchement des fameux Caractères de La Bruyère mis en voix par Michel Thibault qui déclame avec talent et de mémoire, d'un inénarrable texte de Cocteau sur le mensonge lu avec brio par une Zoé très inspirée. Ironique Cocteau qui déplorait que "La Vérité, ce luxe de paresseux, ne l'aime pas", justifiant ainsi implicitement une navrante et curieuse propension à mentir, un texte déniché par Zoé  dans "Le livre blanc de l'humour noir".
 
Nous avons pu  apprécier aussi la veine fleurie et romantique de Ronsard, qui voulait mourir pour les beautés de sa maîtresse, l'ode à la fidélité de Trenet (Fidèle, fidèle, je suis resté fidèle), l'arbre de la tolérance de Chantal Abraham ou la bonté de Maurice Carême.
 
Un petit détour dans la veine du conte philosophique et de la fable, avec le truculent texte d'un conte oriental  extrait des  Philofables:  un homme orgueilleux se plaint auprès de Dieu de l'attribution des durées de vie des êtres vivants et se retrouve le dindon de la farce en travaillant vingt ans comme un boeuf. Et  bien sûr,  hommage au Maître de la fable pure, La Fontaine, qui nous parla de la poule aux oeufs d'or (Que serions nous sans La Fontaine ?).
 
A posteriori, peut-être un très léger regret  qu'aucun d'entre nous n'ait cité notre cher Molière, qui s'est pourtant employé plus que tout autre à brocarder les dévots, tartuffes,  précieuses ridicules, avares et autres femmes savantes. Il y aurait eu là matière à se remémorer de grands textes. Mais nous n'en avons pas manqué au demeurant, et passé une excellente soirée. 
 
Pour notre prochaine rencontre du 5 mai, nous sommes convenus d'évoquer la raison et la folie et vous attendons nombreux."
 
Marie-Claude

 

Rencontre en poésie et chansons

Compte rendu rencontre du vendredi 3 mars 2017

Qui suis-je, d'où viens, où vais-je?

 

Ou plutôt « réception en poésie et chansons »…

 

-         tant cette soirée fut placée sous le signe du bien-être et de la classe,

-         tant notre amie Jacqueline, qui tenait à nous témoigner sa reconnaissance pour notre comportement dans les cruels moments qu’elle traverse, avait tant prévu pour nous recevoir chez elle et nous apporter le meilleur :

  • o   un « cercle de famille » où chacun était au mieux pour dire ses textes ou chanter ses chansons,
  • o   aidée de Christiane, dont nous connaissons les talents de « cordon bleu », une collation à toutes les préparations rivalisaient de belle présentation et de saveurs exquises.   

Merci encore, chère Jacqueline, pour cette « Rencontre » qui restera dans nos mémoires. Une pensée… Peut-être Gérard était-il heureux de nous voir tous réunis dans sa maison…

 

Et, bien que nous soyons  21 personnes présentes, les deux interventions de chacun, ponctuées de très belles et bonnes chansons,  ont permis, soit dans l’intérêt de pure découverte, soit  dans l’humour et la fantaisie, de faire une approche intéressante et variée de l’ « Evolution ».

 

Que vive et continue de progresser notre groupe « Rencontre en poésie et chansons » !

C’est une affaire qui marche (comme disait Napoléon, de la Grande Armée)…

Fidèlement Vôtre.

Pierre

 

Rencontre en poésie et chansons

Compte rendu rencontre du vendredi 6 janvier 2017

Les bonnes résolutions

 

Meilleurs voeux Carte voeux

 

 

Rencontre en poésie et chansons

Compte rendu rencontre du vendredi 2 décembre 2016

La méchanceté

 

 

Les amis de la poésie se sont réunis, ce vendredi 2 décembre, ils étaient redevables à notre chère Albine d’un thème affreux, qui n’inspirait aucun de nous (ou presque ! ) : la méchanceté.

 

Etaient absents : Hervé met son grain de sel : étaient absents ceux qui n’étaient pas présents !

 

Contre toute attente, la moisson fut bonne.

 

Ont été examinés : l’injustice, le racisme, la raison du plus fort, la violence sous plusieurs formes.

Pour alléger, quelques bons mots d’humoristes, des histoires de cocus et même une pause philosophie, la méchanceté ne serait t-elle qu’un aveu de faiblesse ?

 

Au fourneau, Claude le maestro-cuisinier nous a offert un régal. La lutte sera rude pour l’étoilé de l’année, les derniers « Chefs d’un soir » n’ayant pas démérités.

 

Amitiés à tous.

 

Michelle

 

 

 

Rencontre en poésie et chansons

Compte rendu rencontre du vendredi 4 novembre 2016


Nous étions 18 personnes réunies pour notre soirée en poésie et chansons, pour évoquer « le jour » et « la nuit ». Evidemment, « le soleil avait rendez-vous avec la lune », certains personnages étranges erraient dans les rues de Paris la nuit, d’autres rêvaient les yeux ouverts… rien d’inquiétant !

 

Que de jolis textes, de jolies chansons, de gentils interprètes et de sympathiques participants. Comme d’hab’, Michelle vous envoie l’intégral, afin de ne pas en perdre une miette et permettre aux absents (excusés) d’avoir accès à ce moment délicieux « quand même ».

 

Merci à Christian pour le pot de fin de soirée.

 

Je vous donne rendez-vous le 2 décembre, même lieu, même heure pour évoquer "la méchanceté", tout un univers…

 

Bien à vous.

 

ALBINE

 
 
 
Réflexions après la « Rencontre en Poésie et Chansons » du 7 octobre 2016
 
 
Et voilà ! C’est reparti. Je reste, cette année encore, l’animateur de « Poésie et Chansons ».
Il sera temps, toujours assez tôt, d’arrêter quand je serai vieux ! …
 
Notre première « Rencontre » de l’année 2016/2017 (vingt personnes présentes, excuses bien enregistrées pour plusieurs absents) fut en émotion, en rires, en petits bonheurs, une réplique de ce que nous connaissons d’habitude : encore de beaux poèmes et de beaux textes, de très bonnes chansons avec un accompagnement de guitare toujours plus performant, ou sans accompagnement pour Bernadette qui se surpasse.
 
Allez ! Je vais donner libre cours à ma vanité ! Je vous livre la Nouvelle que j’ai écrite, en vers, cet été, impressionné par le courage, la détermination, le comportement positif des patrons de bistros et leur famille toujours solidaire, capables de repartir « dès le lendemain », après avoir eu leurs devantures, leurs vitrines, leurs étagères complétement brisées par des voyous.
Voilà :
« Marcel, le bistro courage »
 
« Victime des casseurs
Il perd ses verres,
Mais, écoutant sa sœur,
Il persévère.»
 
C’est beau, n’est-ce pas ? (on dirait du Raymond Devos).
Pour notre prochaine « Rencontre » du 4 novembre, nous avons opté pour le thème choisi par Joëlle:
                                
« le jour – la nuit ».
 
Et c’est Christian qui s’est proposé de préparer la petite fête en gourmandise pour clore cette soirée.
 
 Le meilleur à venir pour chacun, en attendant le 4 novembre
 
 Fidèlement vôtre.
 
         Pierre
 

 

 

Rencontre en poésie et chansons

Compte rendu rencontre du vendredi 20 mai 2016

L'homme, la nuit.

 CR du 20 mai 2016 Pierre

 

Rencontre en poésie et chansons

Compte rendu rencontre du vendredi 15 avril 2016

La femme, le printemps et l’indifférence
 
La femme, le printemps, l’indifférence, étrange mariage,
Ce ménage à trois, pour des poèmes quel singulier alliage !
Sûr que ces trois thèmes ne suscitèrent pas l’indifférence,
Et pour chacunezechacun, quel embarras pour choisir sa préférence !
Conteurs, diseurs, acteurs et ménestrels en firent leur étal,
Et pour le public ému, amusé ou parfois choqué, quel régal !
Sur leurs guitares, Christian et Hubert chantèrent Ferrat et Brassens.
Par ses traits d’humour, Pierre Perret nous émut et nous surprit,
Tant il sut nous enchanter à louer les plaisir des sens,
Par ses vers, tendres ou insolents il nous taquina l’esprit.
Une p…de Germaine, sortie d’on ne sait où, laissa l’auditoire pantois,
Tant son histoire nous transporta dans son univers grivois.
Il fallut, bien sûr, ironiser sur les défauts de nos compagnes,
Pour cela de brillants écrits se mirent en campagne,
Avec l’aide de Desproges, Guitry ou quelque autre critique,
Votre sort, Mesdames eut vite fait de devenir comique.
Heureusement, le charme, l’érotisme, l’onirisme ou la gouaille,
Sauvèrent l’image de celles qui font le bonheur de nos jours et nos nuits.
Chacun nous enchanta, par le texte ou la musique de ses trouvailles,
Et tous de se promettre de se retrouver bientôt pour partager leurs fruits.
L’homme fut proposé comme prochain sujet, rires caustiques alentour,
Certaine railla – mesquine revanche -, que d’un tel sujet on fera vite le tour !
Pour la nuit, sujet moins polémique, chacun l’éclairera selon son inspiration,
Gageons que, comme d’habitude, la réunion animera nos passions.

                                          Patrice Canal

Prochain rendez-vous le vendredi 13 mai - 20H30 à la Bibliothèque de Rochefort. Les thèmes: L'homme - La nuit

 

 

Rencontre en poésie et chansons

Compte rendu rencontre du vendredi 11 mars 2016


Notre soirée a réuni presque 20 personnes ce qui montre le succès de cette activité. Régulièrement, de nouvelles personnes nous rejoignent pour dire des textes, des poésies ou chanter des chansons.

Le thème de la soirée était « Nos amies les bêtes ». Des bêtes voire des bêbêtes et pas toujours amies ! Malgré cela, nous avons goûté un florilège de textes, naïfs ou graves, tendres ou amusants, en musique ou non. Bref encore une soirée réussie !

Comme nous ne saurions finir sans une bonne occasion de boire et manger afin de prolonger ce moment de partage, Christian a arrosé son départ pour une retraite bien méritée (c’est ce qu’ils disent tous).

 

Prochaine soirée: le vendredi 15 avril - Thèmes multiples: La femme, le printemps, la différence et l'indifférence.

 

 

 

Rencontre en poésie et chansons

Compte rendu rencontre du vendredi 12 février 2016

«  Théâtre et cinéma »

 

On n’a pas frappé les 3 coups mais on aurait pu, tant le théâtre fut à l’honneur…

Mais le cinéma fut bien représenté surtout musicalement grâce à Boris Vian (Le cinématographe), Eddy Mitchell (La dernière séance), Claude Nougaro (Sur l’écran noir…), Grand Corps Malade ( Roméo kiffe Juliette), sans oublier le chant de François Morel évoquant « Monsieur Pedro Ramirès » qui devrait bien prendre sa retraite ( Special dédicace de et par Christian qui va arrêter son activité professionnelle sous peu). Et en final Charles Aznavour dont le refrain fut repris par tous (Les comédiens). Merci aux trois guitaristes et interprètes, Hubert, Christian et Pierre C.

D’entrée Patrice nous conta les déboires de Raymond Devos avec un metteur en scène ; « C’est le pied ! ». Puis Michelle évoqua le spectacle de « La corrida », paroles de Pierre Amade.

Côté théâtre les plus grands auteurs furent convoqués : Molière, d’abord honoré par Pierre et Zoé L. (Médecin malgré lui) puis par Noël et Philippe (acte II scène IV du Bourgeois Gentilhomme, connu de tous et réécouté par chacun avec grand plaisir…), Alfred de Musset et « Les Caprices de Marianne » rendus vivants par Pierre L et Noël . Plus près de nous, nous avons apprécié, malgré leur réalité annoncée par Catherine en préambule, des textes de Bertolt Brecht (Mère Courage) d’ Eric-Emmanuel Schmitt (Petits crimes conjugaux). Sans oublier les 2 textes nés sous la plume de Claude « Rollin de Bullion, » sur le «cinéma » du monde footballistique illustré par les mésaventures récentes de Michel Platini ainsi que les relations éternelles entre maître de théâtre et aspirant comédien, Claude là bien inspiré par Edmond Rostand. Hervé, aphone, fit le mime dans une salle d’attente et obtint un franc succès ! Il y eut aussi les textes de chanson de Cora Vaucaire (Comme au théâtre), de Grand Corps Malade (cité 2 fois ce soir-là) que Joëlle avait apportés. .. Pierre L. nous lança aux oreilles (et à notre mémoire) des extraits sous forme de quizz ; entre autres l’ombre de Victor Hugo plana un instant avec « Ruy Blas »…

Des textes évoquèrent également Sacha Guitry (Zoé) et ses réflexions sur le théâtre et le cinéma. Danielle prêta sa voix à Prévert pour narrer la rencontre de celui-ci à Cannes avec Luis Bunuel pour son film « Los Olvidados » le bonheur d’être comédien, baladin, saltimbanque conté de nouveau par Guitry par la voix de Christiane…. Zoé qui nous annonça : « J’ai 2 amants », du même auteur… Et Danielle avec un texte de Léo Ferré nous rappela plus tard, les affres de « La vie d’artiste ».

Et Philippe convoqua « Les comédiens » à son tour avec le texte d’une chanson de Jean-Roger Caussimon.

Et comme en France tout finit par des chansons ou des gâteaux, Christiane nous a régalés d’un sublime cake au citron et au pavot…

Rendez-vous le vendredi 11 mars pour évoquer « Nos amis les animaux »

 

Compte rendu du Vendredi  15 janvier 2016. Thème « Non à la morosité »

C’est dans la maison spacieuse des CALU que Pierre nous a présenté ses vœux, nous étions une vingtaine, puis il a regretté l’absence de Chris et de J. Olivier. Ce dernier nous a d’ailleurs souhaité par mail…

DE JOYEUSES FOLIES.

Le thème choisi, « Non à la morosité » a été bien suivi, les participants ont su trouver des textes qui font rire. Par exemple, Jacqueline a sélectionné un manuel de le parfaite épouse soumise (avec quelques détails précis) – Christiane a beaucoup ri – mais Zoé, un peu plus tard nous a présenté le code de la véritable épouse stylée qui gère son mari, et en prime, trois amants.

Véronique pense qu’il n’est pas facile de boire du vin dans une assiette, puis deux des trois guitaristes, Hubert et Christian ont interprété des œuvres de Boris Vian, Jean Yanne, et proposé un superbe inventaire des stations de métro…

La joie n’exclut pas les hommages, Patrice a évoqué le talent de Pierre Boulez et Michelle nous a montré sa grande admiration pour André Courrèges . D’autres textes ont suivi ainsi qu’un extrait d’un opéra de Gluck. Et voici l’entracte, chacun a apporté des victuailles et Pierre nous a offert son excellent foie gras.

En regardant les amis, Pierre nous a récité la célèbre « tirade des nez » de Rostand, puis le troisième guitariste a rendu hommage à Henri Salvador en évoquant Syracuse, alors que Christian et Hubert ont loué Michel Delpech avec « Laurette » et « Le Loir et Cher », et Trénet avec « Y’a de la joie ».

Hervé a trouvé un auteur qui prétend ne pas être jaloux, et François Noël a commencé son texte par cet aphorisme : « Les anglais sont des angulés ».

Danielle a sélectionné un recueil de vacheries et Albine, qui connaît bien les chats (elle en possède même un qui se nomme Lilou) annonce que le chat reste derrière ses moustaches. C’est avec Raymond Devos que F. Noël a voulu terminer « en coup de vent ».

Puis vinrent les agapes. Chacun avait apporté des merveilles alimentaires.

Quand nous reverrons-nous ? Le 19 février ? Non, le 12 février !

Thème choisi : Le théâtre et le cinéma.

 

Compte-rendu du vendredi 11 décembre 2015 au CERRSY – Rambouillet

 

« Je m’en allais les poings sur mes cannes bloqués,

J’étais vraiment heureux de ne pas avoir mal … »

 

et pressé de retrouver mon groupe des amis poètes et chanteurs de Rochefort, tous présents pour ce témoignage d’amitié (à moins d’un empêchement majeur pour Chris, Michelle, Joëlle, Patrice, Philippe et Rodolphe qui se sont excusés) après ce « coups de travers » de ma prothèse du genou.

« Et ma reconnaissance ne fait que monter

Vers tous les artisans d’un retour au normal »,

 

car, à tous les niveaux de responsabilité et pour tous les emplois, je ne connais ici que gentillesse et efficacité.

 

Et n’ayant pu le faire vendredi soir, je tiens à dire au nom de tout notre groupe, à Madame le Directrice du CERRSY, un grand merci pour nous avoir donné ce très beau salon « BEL AIR »

 

Une « Rencontre » qui a parfaitement rempli les objectifs fixés pour chanter dans les différentes tonalités, de l’émotion à l’humour, les prénoms et Paris capitale de la fête et de la liberté.

 

Je voudrais pouvoir citer tous les noms, car il y eu autant de moments forts que d’interventions. Nous nous acheminons peut-être vers des soirées « cabaret » avec la progression des chansons : Hubert et Christian, toujours remarquables, un beau talent découvert en chanson et guitare avec Pierre, aussi du bonheur avec les chansons de Bernadette, Michel, Jacqueline et Albine.

 

Merci à chacun pour chacun de nous, tous artisans de ces soirées de bonheur.

 

- Notre prochaine « Rencontre » vendredi 15 janvier chez Hubert.

- Une exhortation : « Non à la morosité »

- Soirée foie gras et + et +….

- Autant attaquer l’année du bon pied...!

Terminez bien 2015 avec l’assurance de ma bonne et fidèle amitié.

 

Pierre Lorit

 

PS : Les beaux poèmes de Véronique KUZMINA, mon invitée, dits dans sa langue maternelle, ont ajouté au charme de cette soirée particulière, comme une communion avec l’âme russe en ces temps de Noël.

 

 

 

Compte-rendu du vendredi 6 novembre 2015

 

 Thème: La maison

 Bonjour à tous,

Vendredi 6 novembre la salle est comble. On ne joue pas au grenier mais à quichets fermés aurait pu dire Raymond, il nous fait toujours rire autant celui la. La séance est ouverte; le rire, la poèsie et l'émotion monte aussi à son comble quand la prison du père rime avec sa maison.

Et pour le résumé Pierre me dit "tu t'y colles". ça tombe bien car j'ai pas apprécié qu'on me pique le poème de Joachim Du Bellay. Je l'avais lu plus de 100 fois et j'comptais bien le réciter. Tant pis pour vous à moins que vous vous en fichier, voir celui qui est joint  

Le rideau est tombé, on a bien rigolé, on r'descend d'un étage et là on a trinqué au 28 printemps de la P'tite Galonnier.

La prochaine séance est pour le 11 Décembre on fêtera Noël et principalement tous les autres prénoms mais on ne sait pas encore où.

Bonne lecture

Bien amicalement.

Claude

 

 

 

 

 

 

 

Heureux est le poète la tête dans les nuages

Ou bien le troubadour qui pousse la chanson

Pendant qu’il prend sa douche tout seul à la maison

Il rêve de tournées de scènes et de voyages

 

Quand retrouverons-nous cet instant de partage

Où les textes s’enchainent et rythment les chansons

Rassemblons-nous bien vite dans cette belle maison

Pour vivre et partager les richesses du langage

 

Plus on aime les vers qui sont un peu scabreux

Que les propos mièvres ou limite doucereux

Plus que grands tralalas on aime notre cuisine

 

Plus cordes caressées qu’assourdissant tintouin

Plus ce palais de livres qu’autres lieux incertains

Et plus que de grands stades la douceur roch’fortine

 

Joachim du Rollin

Maisons

 

Maison des jeunes

Un rayon de lumière

Pour ados en errance

Une jolie pépinière

Un lieu pour les vacances

Un espace de vie

Ou l’on peut s’exprimer

Satisfaire ses envies

Grandir et s’affirmer

Maison d’arrêt

Un rayon de lumière

Se glisse incognito

Dans cette meurtrière

Fermée par des barreaux

Il sortira pareil

En tout impunité

Ah rayon de soleil

Quand pourrai-je t’imiter

 

Maison close

Un rayon de lumière

Traverse les volets

De la petit’ chaumière

Aux fins de racoler

Le passant en goguette

Ou l’amant délaissé

Qui viendra faire la fête

Avec ces corps blessés

 

Maison de retraite

Un rayon de soleil

Eclaire la fenêtre

D’une petite vieille

Qui n’en fini plus d’être

Elle regarde dehors

Le monde qui s’agite

Comme tremble son corps

Par le mal qui l’habite

Pour prolonger la série des

maisons spécialisées un

petit bonus spécialement

écrit pour notre ami Pierre:

 

Maison de santé

Oh rage oh désespoir

Oh usure du temps

Mon genoux m’en faire voir

Bien plus que mille tourments

C’est rien mon bon monsieur

J’ vais vous appareiller

Et tout ira bien mieux

Vous n’aurez qu’à payer

 

Salle de réveil

Un rayon de lumière

Illumine de ciel

Du lit de Lorit Pierre

Qu’est ceci un soleil

Que nenni mon ami

Je suis votre docteur

Sur pied vous êtes remis

J’ai refait le moteur

Maison de rééducation

Un rayon de lumière

Eclaire la grande allée

Ou l’on peut voir not’ Pierre

Marcher ragenouillé

Il ne court pas encore

Car pour les ligaments

Pas encore indolores

Il faut un peu de temps

 

CR

  

 

Compte-rendu du vendredi 2 octobre 2015

 

 Thème libre et hommage à Guy Béart

 

 

 

Vendredi 2 Octobre, 15 poètes et chansonniers se retrouvèrent dans l'ambiance chaleureuse de la bibliothèque de Rochefort-en-Yvelines. Pour cette rencontre athématique, Pierre, le maestro de la soirée, nous invita à suivre le corbillard de Guy Béart. Ambiance plombée diront certains ! Que nenni ! Pendant que ces dames faisaient s’élever un vent de liberté, ces messieurs surent tirer quelques gauloiseries qui crevèrent le nuage noir du désespoir. Une douce ondée vint alors cultiver le chant des mots d'où germa http://lesptitsyeux.com doucement bercés des tirades du maestro.

Des nuages, du vent, de la pluie, juste ce qu'il fallait pour faire pousser, plus que des mots, liqueurs et mignardises grâce à nos cultivateurs d'un soir Bernadette et Michel. Mais comme les intempéries, les joies ensoleillées ont une fin. La joyeuse compagnie se quitta malgré tout.

Ce qui est défait n'attend que de se refaire. Ami(e)s poètes, chansonniers et saltimbanques des mots, retrouvons-nous le vendredi 6 novembre pour créer, à nouveau, la magie du moment. Et si le thème paraît casanier, il est bien plus vaste en vérité. C'est ainsi qu'en la bibliothèque de Rochefort-en-Yvelines, c'est de « La maison » que sortiront nos pensées mutines.


Jean-Olivier

 

 

 Compte-rendu du vendredi 12 juin 2015

 

 Thèmes « Faites-vous plaisir!»

 

Seize participants pour cette dernière « rencontre en poésie et chansons » de 2014-2015, dont un nouveau venu, Patrice, un amoureux des mots, enchanté de cette soirée, tant par la chaleur des contacts au sein de notre groupe que par les manifestations très diversifiées de chacun qui, sans prétention, essaie à son niveau, comme le disait le poète ; « de ré_enchanter le monde ». Et Patrice, ayant aussi participé à sa préparation, a apprécié, pendant les pauses, la qualité du buffet, un complément festif maintenant incontournable à chacune de nos soirées. Patrice sera, je crois, présent au forum pour être des nôtres l’année prochaine.

Mettre tout son cœur dans la préparation de ces soirées, c’est, évidemment, la condition du bonheur jamais démenti de leur réussite.

Merci à chacun de vous. Un plus grand merci encore à Albine et Michelle, à Hubert et Christian pour leur travail assidu et effacé.

Pour l’organisation de notre groupe pour l’année prochaine : on ne change rien !

Et, en conclusion, j’ai plaisir à reprendre des extraits du texte de Bernard Pivot que Philippe, absent, m’avait demandé de lire : « Lutter contre le vieillissement, c’est, dans la mesure du possible, ne renoncer à rien. Rêver, c’est se souvenir, tant qu’à faire, des heures exquises. C’est penser aux jolis rendez-vous qui nous attendent ».

C’est ce que je vais faire en attendant le bonheur de vous retrouver.

En souhaitant à chacun de vous et à tous les vôtres de « Bonnes vacances ! »

Avec ma fidèle amitié.

Pierre

 

 Compte-rendu du vendredi 15 mai 2015

 

 Thèmes « Le bonheur et dans le pré - La campagne et le sport»

 

Vendredi 15 mai, lendemain de l’Ascension, nous n’étions que douze à notre rencontre, au lieu des seize participants du mois d’avril, mais l’ambiance fut aussi chaleureuse.

« Le vélo », « la bicyclette » furent à l’honneur par de nombreux textes et chansons, dans l’émotion ou l’humour. Mais « le bonheur était aussi dans le pré », en textes humoristiques, en poésies, chant et chansons, et même en « clair de lune ».

Et, à l’heure de descendre pour déguster les bonnes préparations et les vins choisis pour notre « pot » maintenant habituel, je découvrais avec bonheur tous les visages encore auréolés du plaisir partagé…

Pour notre prochaine rencontre fixée le 12 juin, et, cette fois encore au 44 rue Guy le Rouge, une promesse de vrai bonheur avec le thème plébiscité par chacun «  On se fait plaisir ! ».

Plaisir à partager avec les proches et amis qui devraient nous rejoindre…le 12 juin, ce sera vite venu !

Pour vous, toujours ma fidèle amitié.

Pierre

 

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 Compte-rendu du vendredi 3 avril 2015

 

 Thèmes « Les vêtements et l'apparence»

 

 

 

Ce fut comme à chaque fois un échange de textes choisis et de jolies chansons qui ont réuni seize personnes, à la bibliothèque de Rochefort, pour une soirée délicieuse sur le thème du printemps, du désir et des vêtements… où le rire, l’émotion ou la délicatesse sont toujours au rendez-vous de nos rencontres en poésie et chansons depuis plusieurs années déjà.

 

Et il est prévu que cela continue, le 15 mai, sur le thème de la campagne et celui du sport, exercice un peu plus difficile, qui, je le pense, nous réserve des surprises… Mais chut ! Nous vous raconterons peut être… surement !

 

 

Albine

 

 

 Compte-rendu du vendredi 13 mars 2015

 

 Thèmes « Le renouveau, le printemps, le désir»

 

 

Pour la sixième fois, Bernadette et moi avons assisté à ces agréables soirées poésie, ces rencontres créées par Pierre, depuis plusieurs années.

 

     A chaque fois, nous faisons , en arrivant, la même constatation: tous les visages sont ouverts, chacun attend le moment agréable où il pourra "écouter" ou "réciter".

 

     Le visage de Zoé était en apparence impassible quand Pierre a rappelé que "c'est toujours la première fois" mais les yeux de notre chère Zoé brillaient.

 

     Les deux guitaristes ont même enrichi leur répertoire d'un nouveau venu : Gainsbourg!

 

     Quant à Véronique, elle eut l'idée de nous faire écouter des chants d'oiseaux, à nous de trouver les auteurs...

 

     Et puis ce fut un kaléidoscope de textes où résonnaient les mots propres à nos thèmes : baisers, amour, renouveau, printemps, faute, divin désir, non sens, haleine, la belle, réveil... sans oublier le cri d'appel amoureux du paon : "Léon"

 

     Après ce beau voyage, redevenons optimistes, car bientôt les lilas refleuriront.

 

Michel Thibaud

 

DE L'AMITIÉ AVANT TOUTE CHOSE

Vendredi 9 Janvier 2015, nouvelle année, nouveaux drames mais aussi nouveaux plaisirs.

Au creux de la chaleureuse demeure de Michelle et Hervé à Reculet, sur le tapis grec, sous le gui de l'an neuf, entre la blondeur des pierres et la douceur du bois, près de la cheminée, s'est tenue la rentrée du cercle de poésie, textes et chansons.

Bien sûr, les mots résonnèrent dans la demeure, bien sûr les notes coururent le long des murs, mais la particularité de cette longue soirée fut le dîner, agapes raffinées et succulentes offertes sous le sapin qui pour l'occasion céda sa place aux convives.

Plongée gustative dans le foie gras amoureusement cuisiné par Pierre, fondant et poivré à point (le foie gras bien sûr) qui fit vibrer les papilles, émotion du palais lorsque le fruité, délicat mais bien présent Gewurztraminer d'Hervé l'accompagna dans notre bouche, interception d'un petit pain moelleux piqué de raisins discrètement sucrés qui ne voulut pas rester en reste dans ce premier service. Pour que chacun ne se sente pas coupable dans cet abîme de gourmandise, une jolie salade à l'assaisonnement personnalisé se fit l'ambassadeur d'un chapon savamment cuisiné par Michelle tandis que Beaujolais et autres compères en robe rouge se sont invités sans vergogne à la table.

Croiriez-vous que nous en sommes restés à ces plaisirs ? Que nenni ! Les plateaux de fromages abondamment garnis ont dansé d'un bord à l'autre des trois tables assemblées.

Et pour poser une couronne de circonstance sur le tout, les galettes* à la frangipane ont distribué le suspens de leur fève. Qu'en fut-il de deux d'entre elles ? Toujours est-il que dans la troisième, Osiris s'est présentée, offerte alors par l'élue au maître de maison pour l'honorer de son hospitalité.

Les bulles encadrant ce dîner, Champagne à l'accueil et Vouvray* au dessert ont apporté leur pétillante touche à la soirée.

Alors, dans tout cela, qu'en fut-il de la poésie et des chansons ? Elles ont empli l'espace, à tour de rôle, se suivant, se pourchassant ou attendant sagement leur moment. Au fond des canapés ou autour de la table, au pied de l'escalier ou près de la cuisine, les mots nous ont accompagnés. Et ce fut le second plaisir de cette soirée, celui qui nous unit régulièrement, nous procure le bonheur d'être ensemble et de partager cette richesse intellectuelle dont l'homme sapiens a le secret.

Chris

*offerts par l’Union

 

Compte rendu du 5 décembre 2014

 

 

Pour la troisième fois cette année, Bernadette et moi avons été invités à participer, ce soir du 5 décembre, à ces merveilleuses soirées poésie.

 

Nous avons pu vérifier, à chaque fois, la puissance  de ce que l'on appelle la dynamique de groupe. Le thème proposé par Pierre, le voyage, nous permettait d'élargir notre horizon et de rêver "au fond de l'inconnu".

 

Comment apprécier au maximum la poésie étincelante de Rimbaud ?  Pierre nous a offert un long extrait du Bateau ivre après avoir pris soin de demander à Rodolphe    d'éteindre les lumières.

 

Et puis, le voyage nous a transportés vers les décors de Blaise Cendras, Verlaine, Baudelaire, Cocteau, Bernard Lavilliers, Raymond Devos, Claude Rollin, Charles Trenet...

 

Les deux guitaristes ont jonglé avec leur capodastre afin d'adapter les tonalités aux airs et aux textes proposés. Comme Albine récitant Verlaine, nous avons fait "ce rêve étrange et pénétrant", avant de participer, à la fin, au verre de l'amitié.

 

Vivement la prochaine !

 

Michel

 

Compte rendu de la soirée « Poésie et chansons »

du 7 novembre 2014

Thèmes « La guerre et l’automne »

Ce fut une soirée chargée d'émotion. Dès le début  Philippe en nous racontant l'histoire d'amour de ses parents nous a bouleversés. Véronique, Jacqueline ont lu des lettres de soldats, Hubert, Christian, Zoé et Danièle nous ont chanté " La lettre oubliée ", pour couronner le tout la chanson de Brassens 14-18 qui dresse les cheveux sur la tête et comme pour résumer le tout, le texte de Claude si touchant, si lucide qui, avec des mots simples, a balayé les grandes lignes des textes lus juste avant. Claude n'était pas là mais il était tout de même très présent; nous avons tous apprécié son texte.

 

Nous avons chanté " La Madelon " encouragé par Michel et Bernadette, qui, pour fêter leur entrée parmi nous, ont offert le verre de l’amitié  autour d'une exposition des livres d'écrivains  de l'époque, avec leur photos. Ils étaient tout beaux, ils y sont restés, entre autres Alain Fournier, Charles Péguy, Louis Pergaud. Christian a eu cette pensée: plus tous ceux qui n'ont pas eu le temps de se faire connaître.

 

Ce fut une soirée très chaleureuse, mais aussi très animée. Pauvre Jacqueline s'est vue "contexté"son texte par Noël, donc elle ne pouvait pas placer son couplet, Philippe s'en est emparé avec un bel esprit d’à propos " C'est l'huître et les plaideurs alors je dis le texte ", c'était chouette de rire un peu en voyant la mine étonnée des deux autres.

Nous avons regretté l’absence de Chritiane, Claude et Chris, mais nous nous sommes réjouis du retour de Philippe et Noël. Alors pas de blague, la prochaine fois venez tous.

Michelle et Hervé

 

Rencontre en poésie et chansons

du 13 octobre 2014

Eh bien voilà ! C’est reparti. Pour une année encore.

Mais quelle reprise de rêve !

Trois nouvelles recrues : Bernadette, Véronique et Michel. Et des recrues de talent s’il vous plait ! Habituées à courtiser, côtoyer, communiquer les poèmes, les beaux textes et les chansons.

Et quel plaisir de retrouver tous nos fidèles, au talent créateur ou non, mais de plus en plus affirmés quant à la technique et tellement désireuse de communiquer le meilleur !

Pour les quatorze personnes présentes pour cette première rencontre 2014 – 2015 c’était une communion idéale, sans rien de solennel…. Mais dans la bonne humeur et souvent dans le rire. Jacqueline et Noël s’étaient joliment excusés.

De plus Michèle et Hervé, revenant d’un voyage en Alsace, avaient trouvé au fond de leur délicatesse, l’idée de nous faire découvrir le meilleur des produits alsaciens : un Kouglof fait par Michèle et le Gewurztraminer servis par Hervé dans les règles de l’art. Encore un grand merci de notre part à tous.

«  Un octogénaire plantait ». Il avait bien raison le bougre !

Chouette ! on se retrouve le 7 novembre, se sera vite venu.

 

A bientôt donc. Avec ma fidèle amitié.

Pierre

 

Entrer dans la bibliothèque, la nuit, puis furtivement se glisser à l’étage, c’est comme rejoindre une sorte de société secrète…

A pas feutré, les sorcières arrivent une à une, chargées d’une guitare, de feuillets et de livre… Dans un souffle, silencieuses et concentrées, un brin de malice au coin des lèvres, savourant par avance le bonheur de délivrer son texte, d’entendre celui de l’autre.

Pas de paroles perdues, pas de nouvelles de Pierre, Paul, Jacques sinon pour demander quand viendront Zoé ou Albine …

Pierre, il est là justement, plus pétillant qu’aucun, frétillant d’impatience et de malice, au son doux de l’installation du pupitre des chanteurs… Hubert, dont on a aperçu l’ombre glissant dans les rues du village, vers le lieu de rencontre… Christian vient d’arriver lui aussi….

Tout à coup tout le monde est là et le sabbat peut commencer…

« Belle qui tiens ma vie, captive dans tes yeux,

Qui m'as l'âme ravie, d'un sourire gracieux,

Viens tôt me secourir, ou me faudra mourir… »

Point de Nostalgie ni d’histoire de famille mais la voix d’Hubert qui se place… et guide dans la nuit le pas des derniers complices, vers notre petit vaisseau.

Et moi, l’invitée de dernière minute, je me cale profondément dans des coussins d’enfant, rouges, bleus et jaunes. J’attache ma ceinture avant ce décollage en nostalgie, en histoire de famille… le voyage peut commencer… il y a bien quelques turbulences, un parfum exotique qui plane, et qui passe de bouche en bouche…

Charles Baudelaire, l’orphelin, le dormeur du val, le mal marié et les précieuses, toute la famille Dépêch', le grand Georges, Maxime et sa sœur Catherine, Boris Vian, le vieillard et ses enfants, le mari, la femme, le voleur, le petit poucet, Colette Renard, Nathalie…

Une vraie tribu, une grande famille…

Et je pense à la Saudade des portugais. La Saudade, c’est la nostalgie heureuse…

Et dans mes coussins d’enfant, je plane entre passé et présent, bercée et gourmande, émue puis amusée puis émue de nouveau…

Merci de tout cela…

Anne Marie

 

Petit compte rendu de la réunion du 7 mars 2014

A s’qui parait que vendredi
Ils s’sont encore tous réunis
Dans l’coin des mômes à la bibli
Pour y lire des morceaux choisis
Le thème du jour est l’avenir
Et d’son « après » ça n’fait pas rire

J’te raconte pas s’qu’ils ont pu s’dire
Rien d’y penser ça m’fait frémir
Quoi qu’il en soit faut du courage
Pour se rapp’ler qu’c’est de notre âge
La voix s’éraille le ton est bas
Mais c’est normal pour un trépas

Ces moments là ça nous inspire
Enfin du moins tant qu’on respire
Car à la fin quand on expire
On n’est pas loin du grand soupire
Car c’est « l’après » en ligne de mire

Le bon père Georges et l’gros Raymond
Nous ont permis d’hausser le ton
Comme d’habitude on a tiré
A boulets rouges dans l’bénitier
Ça nous a tous fait rigoler
Faut bien un peu se rebiffer

J’te dis tout ça gard’le pour toi
C’est un secret que mon p’tit doigt
Vient d’me confier et faudrait pas
Qu’un jour ou l’autre il s’éventa

On s’est quitté pas trop meurtri
Le cœur léger et plein de vie
En se disant qu’le mois prochain
On prendrait tous un autre chemin

On largue tout on prend le large
Avec l’amour pour tout bagage
A l’arrivée on verra bien
Qui est cocu qui est coquin
Mais d’ça non plus on ne dit rien
Car la rumeur elle va bon train

Claude Rollin